Publié le 17 Septembre 2024
Le marché de l’immobilier ancien n’a pas été épargné par la crise en France. On a pu observer une forte baisse des ventes, mais aussi des prix. En mai 2024, le nombre de transactions a chuté de 22,6 % sur un an avec 793 000 ventes, le niveau le plus bas depuis 2015, selon les Notaires de France. Et la situation ne va pas en s’améliorant, le nombre de ventes pourrait encore chuter avec un nombre sous la barre des 750 000 attendu à la fin de l’été. Cette chute des transactions a entraîné avec elle la chute des prix. Selon le président de la Fnaim (fédération nationale de l’immobilier), une baisse des prix de 5 à 7 % devrait être attendue tant que les volumes des transactions ne se stabilisent pas.
Cette baisse des prix et des ventes s’inscrit dans un contexte paradoxal. En effet, le marché du crédit commence à voir une certaine amélioration ces derniers mois. Néanmoins, ce changement positif reste encore faible et ne permet pas aux primo-accédants d’accéder à des crédits. Toujours selon le président de la Fnaim, en juin 2024, 8,7 milliards de crédit ont été accordés, en période dynamique, ils sont en moyenne de 25 milliards par mois.
Les prix ont reculé de 5,5 % pour les appartements et de 4,9 % pour les maisons, avec des disparités régionales. Les baisses les plus marquées ont été observées dans de grandes villes comme Paris ou Lyon. D’autres villes subissent moins cette chute comme Nice ou Cannes grâce à leur population moins dépendante du crédit. Bien que les Français restent prêts à revenir sur le marché si les conditions de crédit s’améliorent, la situation reste encore fragile. La rentrée 2024 sera alors décisive.