Interdiction de location des passoires thermiques : une exception pour les copropriétés ?

Publié le 20 Décembre 2024

Il a longtemps été contesté, pourtant le calendrier d’interdiction de location des passoires thermiques est maintenu pour 2025. Pour rappel, il prévoit l’interdiction :

  • Des biens G au 1er janvier 2025
  • Des biens F au 1er janvier 2028
  • Des biens E au 1er janvier 2034

L’objectif de ces interdictions est de pousser les propriétaires à réaliser des travaux de rénovation énergétique. La finalité étant d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Cet objectif est ambitieux, et a vivement été critiqué, car la réalité du terrain est plus complexe. Face à la crise financière, de nombreux propriétaires ne peuvent pas se permettre de se lancer dans une rénovation énergétique, extrêmement coûteuse. Pourtant, l’urgence climatique n’attend pas non plus. Alors, il faudra réussir à trouver un équilibre entre les deux. Toutefois, le calendrier d’interdiction de location ne changera pas pour l’instant, et l’instabilité politique actuelle laisse à penser qu’aucune modification n’est à prévoir.

Une bonne nouvelle pour les locataires

Ces nouvelles exigences énergétiques viennent protéger les locataires. En effet, le confort de vie dans une passoire thermique n’est pas vraiment idéal. En hiver, il est très difficile de chauffer et l’humidité s’installe ; tandis qu’en été, le logement se transforme en véritable four. Ces différences de températures se retranscrivent aussi généralement sur la facture énergétique avec des montants très élevés. Alors, la nouvelle exigence en matière d’efficacité énergétique s’avère être une bonne nouvelle pour les locataires.

Qui est concerné par cette interdiction de location ?

On l’a vu, les biens G sont concernés par l’interdiction dès le 1er janvier 2025. Toutefois, cette interdiction n’est valable que pour les nouveaux baux signés à partir de cette date, mais aussi les renouvellements. Les baux en cours ne sont pas touchés. Les biens en copropriétés pourraient aussi bénéficier d’un sursis. En effet, la rénovation énergétique est longue à mettre en place dans les copropriétés, car elle demande une certaine organisation. Alors, la règle s’assouplit et permet la location des biens classés G, si et seulement si, des travaux de rénovation énergétique sont prévus.

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