Publié le 20 Décembre 2025

La rénovation énergétique des logements en Île-de-France est un enjeu majeur, à la fois pour réduire les factures d’énergie, lutter contre le réchauffement climatique et améliorer le confort des habitants. Pourtant, malgré les objectifs ambitieux fixés par les pouvoirs publics, la réalité du terrain montre que le rythme des rénovations reste insuffisant. Une récente étude s’est penchée sur les caractéristiques du parc résidentiel francilien afin de mieux comprendre où se situent les besoins et quels sont les principaux freins. Le constat est clair : 70 % des logements d’Île-de-France ont été construits avant 1991, c’est-à-dire avant l’instauration de normes thermiques exigeantes. Ces logements représentent à eux seuls 77 % de la consommation énergétique résidentielle de la région.
Le parc ancien est très hétérogène. Il comprend aussi bien des immeubles collectifs anciens, parfois d’avant 1946, que des pavillons de banlieue ou des maisons individuelles construites jusqu’aux années 1990. Cette diversité complique les stratégies de rénovation, car chaque type de bâtiment présente des contraintes techniques spécifiques.
L’étude conclut en identifiant les cibles prioritaires : les grands immeubles collectifs, les immeubles anciens et certains petits collectifs récents, très consommateurs d’énergie mais peu rénovés. Sans un accompagnement renforcé, ces freins risquent de compromettre l’atteinte des objectifs climatiques régionaux.