« Relance logement » : un nouveau levier face à la crise

Publié le 23 Février 2026

La crise du logement s’impose comme l’une des principales préoccupations des Français. Rareté de l’offre, hausse des prix, ralentissement de la construction : le secteur traverse une période qualifiée de « panne plus que préoccupante» par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Pour y répondre, le projet de loi de finances pour 2026 introduit un nouveau dispositif fiscal baptisé « Relance logement», présenté le 23 janvier 2026. L’objectif affiché est clair : créer un choc d’offre et relancer durablement la construction.

Des objectifs ambitieux à l’horizon 2030

Le Gouvernement vise 400 000 logements construits par an afin d’atteindre 2 millions de logements d’ici 2030. Dès 2026, 50 000 logements locatifs privés supplémentaires sont attendus, en complément des programmes d’accession à la propriété. Côté logement social, la cible est fixée à 125 000 constructions par an. Pour soutenir cet effort, 500 millions d’euros supplémentaires seront mobilisés au bénéfice de 700 bailleurs sociaux afin de financer la construction et la rénovation.

Un dispositif fiscal incitatif pour les particuliers

Le mécanisme « Relance logement», prévu pour trois ans, encourage les particuliers à investir dans un logement destiné à la location. Il concerne les appartements situés dans des immeubles collectifs, qu’ils soient neufs ou anciens à condition, dans ce dernier cas, d’engager des travaux représentant au moins 30 % du prix d’achat. L’investisseur peut déduire de ses revenus locatifs une part du prix d’acquisition ainsi que l’ensemble des charges liées à la location : travaux, intérêts d’emprunt et taxe foncière.

Des avantages fiscaux significatifs

Le dispositif permet jusqu’à 12 000 euros d’amortissement par an et jusqu’à 10 700 euros de déduction sur les autres revenus du foyer. À titre d’exemple, pour un achat de 180 000 euros financé en partie par emprunt, un ménage pourrait, après dix ans, neutraliser l’impôt sur ses loyers et bénéficier de 16 000 euros de déductions supplémentaires. En contrepartie, le bien doit être loué pendant neuf ans comme résidence principale, avec des plafonds de loyers à respecter et l’interdiction de louer à un proche.

« Retour aux actualités
Nos autres diagnostics
Découvrez les autres diagnostics obligatoires à réaliser.